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La population suisse se nourrit de manière peu équilibrée

En Suisse, on mange plus de viande que recommandé, mais trop peu de produits laitiers. C’est ce que révèlent les derniers résultats de l’étude menuCH, première enquête nationale sur l’alimentation en Suisse. Cette enquête dévoile aussi que 71 % des personnes interrogées mangent à l’extérieur à midi et que les plus jeunes cuisinent plus souvent que les plus âgés, surtout le soir. En Suisse, la consommation de viande par personne et par semaine est en moyenne de 780 g, alors que la quantité recommandée est de 240 g. Les hommes consomment presque deux fois plus de viande que les femmes (980 g contre 570 g). La consommation de sucreries et de snacks salés est quatre fois plus élevée que recommandé, celle de matières grasses (beurre, margarine, crème, sauces) quatre fois plus élevée. 77 % des personnes interrogées ont déjà entendu parler de la pyramide alimentaire suisse et des recommandations nutritionnelles élaborées conjointement par la Société Suisse de Nutrition et l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).  Source photo: Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires   Trop peu de produits laitiers Il y a aussi, à l’inverse, des aliments dont la consommation est insuffisante en Suisse. Ainsi, par exemple, la quantité moyenne d’huiles végétales et de fruits à coque consommés correspond à la moitié de la quantité recommandée. Sur l’ensemble de la Suisse, la consommation moyenne de lait et de produits laitiers est de deux portions par jour au lieu de trois, mais elle est plus élevée en Suisse alémanique que dans les régions latines. L’enquête montre en outre que les personnes interrogées boivent en moyenne 1,7 litre de thé, de café et d’eau par jour. Les recommandations sont de 1,5 à 2 litres par jour. Repas fréquents à l’extérieur Les personnes interrogées ont aussi donné des indications sur leurs habitudes alimentaires et leur activité physique. Près de la moitié d’entre elles (47 %) ont indiqué prendre régulièrement des compléments alimentaires, tels les suppléments de vitamines et de sels minéraux. 71 % déclarent manger à l’extérieur à midi. En moyenne 35 % des sondés ne cuisinent jamais à midi ; c’est le cas de près de la moitié des hommes (45 %), mais du quart seulement des femmes. Le soir, par contre, il est fréquent de préparer son repas chez soi: seule une personne sur 5 (19 %) déclare ne jamais le faire. Sur ce point, les différences en fonction des classes d’âge sont très marquées. Alors que le nombre de personnes qui ne préparent jamais un repas chaud le soir est de 35 % chez les 65 - 75 ans, il est de 15 % chez les 18 - 34 ans. Le temps consacré à faire la cuisine est de 38 minutes en moyenne. Des résultats utiles pour la stratégie de nutrition Les données recueillies permettent d’identifier les groupes ou modes alimentaires à risque et d’évaluer les quantités de substances indésirables absorbées par l’intermédiaire des aliments. Dans une deuxième étape, les résultats de menuCH seront utiles pour développer la stratégie suisse de nutrition 2017 – 2024: ils permettront d’enrichir les mesures visant à corriger les habitudes alimentaires en Suisse. Près de 2000 adultes répartis dans toute la Suisse ont été interrogés sur leurs habitudes alimentaires pour menuCH. L’Institut de médecine sociale et préventive de l’Université de Lausanne a mené cette enquête sur mandat de l’OSAV et de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les résultats sur l’indice de masse corporelle et sur la consommation de fruits et légumes ont déjà été publiés en novembre 2016.   Source: Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaireswww.blv.admin.chOffice fédéral de la santé publiquewww.bag.admin.ch

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LES CONFLITS D’INTÉRÊT PARALYSENT LA POLITIQUE DES ADDICTIONS

Aucun domaine de la vie publique ou presque ne suscite des divergences d’intérêts et des conflits aussi marqués que celui des substances et des comportements pouvant engendrer une dépendance. Ce phénomène est sans doute lié au fait que les tâches de l’Etat, le rôle des citoyennes et citoyens et les intérêts de l’industrie sont entremêlés de multiples manières. Chacun doit assumer une responsabilité – mais laquelle? Le Panorama des addictions 2017 offre une vue d’ensemble de la consommation d’alcool, de tabac, de médicaments et de drogues illégales, ainsi que des comportements qui peuvent générer une dépendance, comme les jeux d’argent ou l’usage d’internet. Elaboré par Addiction Suisse, ce document met en lumière l’ampleur des problèmes et donne un aperçu des liens au niveau politique, économique et sociétal. Tabac: pas facile pour les personnes qui veulent arrêter de fumer En matière de tabagisme, les chiffres restent stables: en Suisse, une personne sur quatre âgée de 15 ans et plus fume, et une sur trois est exposée au moins une heure par semaine à la fumée du tabac. Plus de la moitié des fumeuses et fumeurs indiquent vouloir arrêter de fumer, mais cette intention est difficile à concrétiser. L’omniprésence de la publicité pour le tabac ne leur simplifie pas la tâche. Selon une récente enquête menée par Addiction Suisse, la majorité de la population souhaiterait interdire la publicité pour le tabac, mais le Parlement fédéral s’oppose à une réglementation efficace dans le cadre de la loi sur les produits du tabac. Compte tenu du potentiel de dépendance lié aux produits en question, on ne peut rejeter la responsabilité sur les seuls individus. Il est en effet établi que l’attractivité des produits favorise l’entrée dans la consommation. Alcool: une normalité qui n’est pas sans risque La consommation d'alcool est solidement ancrée dans notre société comme le montrent les chiffres de la consommation. En 2016, la consommation d’alcool pur par habitant s’est élevée à 8.1 litres, soit pratiquement la même quantité qu’en 2015. Un cinquième de la population de plus de 15 ans boit de l’alcool trop souvent ou en trop grande quantité. L’évolution de la consommation chez les jeunes mérite une attention particulière: dans la catégorie des 20 à 24 ans, la consommation chronique à risque semble en nette augmentation. Les prochaines enquêtes diront s’il s’agit là d’une véritable tendance ou d’un écart statistique exceptionnel. Les autorités auraient la possibilité d’infléchir la consommation en adoptant des mesures appropriées, par exemple en introduisant des restrictions horaires pour la vente ou en agissant sur les prix, mais elles s’en gardent bien. Résultat: les problèmes liés à l’alcool n’ont pas diminué et pèsent toujours aussi lourd. Dans ce contexte, il est au moins réjouissant qu’une base légale devrait être créée pour les achats-tests, qui permettra ainsi de renforcer la protection de la jeunesse. Drogues illicites: beaucoup de confusion Contrairement à l’alcool et au tabac, d’autres drogues sont strictement réglementées: la production, la vente et la consommation sont purement et simplement interdites. En dépit de cela, quelque 210'000 Suisses et Suissesses ont fumé récemment du cannabis acheté – et souvent produit – dans notre pays. Ils s’exposent ainsi à des sanctions légales. Mais tous ne sont pas logés à la même enseigne, car le type de sanction et le risque d’être appréhendé varient sensiblement d’un canton à l’autre. L’introduction en 2013 de la procédure relative aux amendes d’ordre pour consommation de cannabis n’a donc rien changé à l’hétérogénéité des pratiques et l’égalité de traitement n’est toujours pas assurée. Dans ce contexte, il est surprenant que des parlementaires veuillent s’opposer à ce que des villes lancent et évaluent scientifiquement des modèles qui remplaceraient l’interdiction du cannabis. Le message est: mieux vaut s’en tenir à une loi qui n’est pas respectée et qui ne garantit pas l’égalité de traitement. Médicaments: une frontière ténue entre usage et abus Si les médicaments sont utiles et efficaces dans de nombreuses situations, l'usage de certaines préparations, comme les somnifères et les tranquillisants, comporte aussi des risques. Ces substances peuvent en effet engendrer une dépendance, notamment lorsque la prise se prolonge. En Suisse, 2.3% de la population âgée de plus de 15 ans fait usage quotidiennement ou presque, pendant au moins une année, de somnifères ou de tranquillisants généralement soumis à ordonnance. Cette part augmente à près de 7% chez les personnes âgées de plus de 74 ans. Dans les catégories d’âge plus jeunes, des médicaments délivrés sur ordonnance sont aussi utilisés sans indication médicale, que ce soit pour leur effet psychoactif ou pour accroître les performances cérébrales. L’abus de médicaments reste un domaine largement négligé par la prévention, sans doute parce qu’il s’agit d’une dépendance silencieuse. Il est donc réjouissant de voir que l’abus de médicaments figure explicitement dans la nouvelle stratégie Addictions de la Confédération. Jeux de hasard: rien ne va plus pour les joueurs et joueuses On estime actuellement à 75'000 le nombre de joueurs et joueuses problématiques ou pathologiques, ce qui correspond à 1.1% de la population âgée de 15 ans et plus. Les jeunes sont les plus touchés. Dans le domaine des jeux d’argent, la situation est à double tranchant: d’un côté, les pouvoirs publics tirent des recettes importantes des joueurs pathologiques ou problématiques; de l’autre, ce sont précisément ces personnes-là qui connaissent de gros problèmes. Dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle loi sur les jeux d’argent, il faudrait accorder le même poids à la protection des joueurs qu'aux intérêts des opérateurs de jeu. Cela d’autant plus qu’à l’avenir, les casinos pourront proposer des jeux en ligne, synonymes de risques plus élevés. Les coûts sociaux de la dépendance au jeu ont été estimés à 551 à 648 millions de francs par année en Suisse. Il ne faut pas l'oublier. Internet: une omniprésence dangereuse La grande majorité de la population suisse, y inclus les enfants, utilise internet. Il est aujourd’hui un instrument incontournable de la vie quotidienne pour une très large partie des Helvètes. Le fait d’être connecté en permanence a cependant des conséquences néfastes pour environ 370'000 personnes âgées de plus de 15 ans, car elles ont du mal à contrôler l'usage des écrans. Internet peut servir de catalyseur pour une série de comportements pouvant générer une dépendance (jeux de hasard, pornographie, achats compulsifs) et le risque que certains utilisateurs développent un rapport problématique aux écrans est bien réel. Fascinés par les jeux en ligne, les réseaux sociaux ou les sites d’actualité, 7.4% des jeunes de 15 à 19 ans rapportent un usage problématique. Comme le problème a tendance à s’accentuer, il importe de mettre en place des services spécialisés dans ce domaine. Une question de responsabilité Alors que les problèmes liés aux substances psychoactives stagnent à un niveau élevé, la thématique des addictions disparaît de plus en plus du champ de vision du public comme de l’agenda politique. Les derniers débats sur la politique des addictions – révision de la loi sur l’alcool, loi sur les produits du tabac et nouvelle loi sur les jeux d’argent – ont un point commun : la position d’un parlement bien décidé à ne pas intervenir pour réglementer les marchés, alors que certains – celui des jeux d’argent, en particulier – prennent de l’ampleur. Ce phénomène est sans doute lié au fait que les pouvoirs publics profitent eux-mêmes de la faible régulation ainsi qu'au poids de l’industrie et de ses lobbies, qui exercent en particulier leur influence dans le cadre des lois sur l’alcool et les produits du tabac. Pour justifier cette attitude de laisser-faire, on invoque de plus en plus sou- vent la responsabilité individuelle des citoyennes et citoyens. Les considérer comme des personnes responsables qui décident en connaissance de cause de leur consommation de substances ou de leur comportement en matière de jeux d’argent est en principe juste et important – finalement, une majorité de gens maîtrisent leurs consommations et comportements. Mais qu’est-ce que cela signifie pour les personnes qui ont perdu cette maîtrise? Sont-elles les seules responsables de leur addiction? Qu’en est-il de la solidarité avec les personnes dépendantes et avec celles et ceux qui sont concernés indirectement par un problème d’addiction, comme les quelque 100'000 enfants qui grandissent avec un parent alcoolique? En se focalisant exclusivement sur la responsabilité individuelle, on occulte le fait que les problèmes d’addiction ne sont pas seulement liés à l’individu, mais aussi à l’environnement et à la société. Si on souhaite réellement ses comportements responsables, cela doit s’appliquer à tous les acteurs, car la responsabilité individuelle ne peut remplacer la responsabilité de l’industrie et celle des autorités politiques. Au contraire: celle-ci est un préalable à celle-là. Panorama Suisse des Addictions Source: Addiction Suisse  

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Acides gras trans: aucun risque pour la santé en Suisse

Une étude sur l’alimentation menée conjointement par Agroscope et l’Hôpital de l’Île à Berne avait pour objectif de comparer les effets des acides gras trans d’origine naturelle et industrielle sur le risque de maladies cardio-vasculaires. Les résultats sont rassurants: les quantités d’acides gras trans consommées aujourd’hui en Suisse ne représentent pas de danger pour la santé, quelle que soit leur origine. Depuis longtemps, il est avéré qu’une consommation élevée d’acides gras trans provenant de graisses partiellement hydrogénées, autrement dit les acides gras trans d’origine industrielle, augmente le risque de maladies cardio-vasculaires. C’est la raison pour laquelle la loi suisse limite la teneur en acides gras trans dans les graisses et huiles végétales à 2 % de la teneur totale en matière grasse. En revanche, la consommation d’acides gras trans présents naturellement dans la graisse de lait n’est pas considérée comme problématique pour la santé. Agroscope et l’Hôpital de l’Île à Berne ont voulu clarifier dans une étude conjointe si les acides gras trans naturels et industriels avaient une incidence différente sur le risque de maladies cardio-vasculaires lorsque les quantités consommées correspondent à la consommation des acides gras trans admise en Suisse. En Suisse, la consommation de beurre ou de margarine ne présente aucun danger pour la santé. (Photo: Agroscope) Agroscope et le Département de cardiologie préventive et de médecine du sport de l’Hôpital de l’Île à Berne ont examiné au total 142 personnes qui ont suivi, pendant six semaines, un régime alimentaire comprenant des sources de graisse spécifiques. Il ressort de l’évaluation de cette étude que, compte tenu des quantités d’acides gras trans potentiellement consommées aujourd’hui en Suisse, ni les acides gras trans d’origine industrielle ni ceux d’origine naturelle n’augmentent le risque de maladies cardio-vasculaires. Le paramètre le plus important – indiquant la qualité du fonctionnement des vaisseaux sanguins – n’a montré que de faibles modifications dans tous les groupes. Concrètement, cela signifie pour les consommatrices et consommateurs suisses avec un cœur sain qu’il n’y a aucun risque à consommer des acides gras trans, dans la mesure où ils se nourrissent selon les recommandations en matière d’alimentation en vigueur en Suisse. L’étude en résumé Les personnes ayant participé à cette étude étaient des hommes et des femmes en bonne santé, âgés entre 45 et 69 ans, avec un Body Mass Index situé entre 20 et 30 kg/m2. Pendant six semaines, ces personnes ont dû couvrir leurs besoins en graisse uniquement par une source de matière grasse prescrite dans le cadre de l’étude. Pour ce qui est des autres aliments, elles avaient le libre-choix, mais devaient tenir compte des recommandations en matière d'alimentation en vigueur en Suisse. Une diététicienne a encadré les participant-e-s et a surveillé l’application des prescriptions. Au cours des deux premières semaines de l’étude, toutes les personnes testées ont dû consommer une margarine sans acides gras trans. Puis, au cours des quatre semaines suivantes, elles ont été réparties de façon aléatoire dans l’un des trois groupes suivants : le premier groupe a continué à consommer la margarine sans acides gras trans (groupe de contrôle). Le deuxième groupe a reçu une margarine fabriquée spécialement pour les besoins de l’étude et contenant des acides gras trans issus de graisses végétales partiellement hydrogénées. Le troisième groupe a consommé du beurre d’alpage contenant des acides gras trans d’origine naturelle. Ainsi, près de 2 % de l’énergie totale ont été consommés sous la forme d’acides gras trans. La consommation totale de matière grasse a fourni entre 33 et 36 % de l’énergie totale. Au terme de l’étude, les modifications de la fonctionnalité des vaisseaux sanguins, du taux de cholestérol sanguin de même que d’autres paramètres ont été mesurées. Ces facteurs donnent des informations sur le risque de maladies cardio-vasculaires. Les acides gras trans industriels consommés aujourd’hui en Suisse ne présentent aucun danger L’hypothèse que les acides gras trans naturels sont, du point de vue de leur impact sur la santé, plus favorables que les acides gras trans d’origine industrielle n’a pas pu être confirmée par cette étude. Compte tenu des quantités de matière grasse consommées dans le cadre de la présente étude et d’une alimentation variée et équilibrée, la consommation d’acides gras trans d’origine industrielle n’a pas eu elle non plus d’effet négatif sur la fonctionnalité des vaisseaux sanguins. Chez les hommes du groupe «beurre d’alpage» – mais pas chez les femmes – la fonction vasculaire avait tendance à être un peu meilleure que dans le groupe ayant consommé de la margarine avec des acides gras trans. La consommation de beurre d’alpage a entraîné des taux de cholestérol total et de cholestérol LDL (Low-Density-Lipoprotein) un peu plus élevés, ce qui ne représente cependant pas, dans les circonstances présentes, un risque pour la santé. En ce qui concerne les marqueurs inflammatoires et les autres paramètres, aucune modification importante n’a été relevée. A noter que ces résultats sont valables pour des personnes en bonne santé et uniquement pendant une période de consommation limitée. Il serait souhaitable de vérifier ces résultats dans le cadre d’une étude à large échelle et de longue durée et d’y inclure, en plus de personnes en bonne santé, des personnes présentant des facteurs de risque cardio-vasculaire. Source: AGROSCOPE

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Editorial

Votre santé, notre priorité

Chères lectrices, chers lecteurs, L’accueil très positif que vous avez réservé au vitamag® magazine guide 2015 nous a beaucoup touchés. Vos suggestions intéressantes nous ont aidés à évoluer, dans le but de vous donner toujours et, si possible, toujours plus satisfaction! Nous tenons à vous remercier sincèrement pour votre intérêt croissant et votre fidélité, sans lesquels cette nouvelle édition n’aurait pas vu le jour. Gardez votre magazine guide 2016 toute l’année, afin de pouvoir le consulter chaque fois que vous le désirez, ou consultez la version en ligne sur notre site vitamag.ch. Nous nous ferons un plaisir de dialoguer avec vous ou de répondre à vos questions par l’intermédiaire des réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Le trilinguisme de tous nos médias nous tient également à coeur. Savez-vous que nous sommes les seuls à éditer toutes nos publications santé entièrement trilingues, par respect de la pluralité linguistique de notre pays? Je vous souhaite une bonne lecture et une excellente santé. Rita Ducret-Costa, superviseure éditoriale F/D/I

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Interview
Un défi à 2 roues

Un défi à 2 roues

Robin Mulhauser Qatar, Argentine, Australie, Espagne, Grande-Bretagne… il connaît déjà. Il sillonne la planète à bord de sa Moto2 Kalex, 130 CV, 600 cm3, mais le rendez-vous est pris dans son atelier, dans les environs de Fribourg. Rencontre avec celui qui porte le numéro 70 en Grand Prix, Robin, «Roby», Mulhauser. Pourquoi la moto? Ma famille m’a beaucoup aidé dans le choix des sports mécaniques, mon oncle a toujours fait des courses de voiture. Quand j’avais 14 ans, je suis passé devant un garage à Fribourg, où j’ai acheté un pocket bike et fait mes premières armes sur... un parking! Je trouve que la moto est plus «fun» que la voiture. Quel est votre parcours? Pour être en GP, j’ai débuté tard. Márquez, Lorenzo et Rossi, par exemple, ont commencé le pocket bike à l’âge de 4 ans. J’ai démarré par les championnats suisses de pocket bike. J’ai vite gravi les échelons. Ensuite, avec deux autres Fribourgeois, j’ai monté une équipe, qui a participé durant 3 ans au championnat d’Allemagne, d’abord en 125 cc, puis en 600 cc. Cela a été suivi de 2 ans en championnat d’Europe, où mes bons résultats m’ont fait remarquer par le team CarXpert en GP. Je fais actuellement ma 3e saison en GP Moto2. Il y a beaucoup de monde dont 4 Suisses, il va falloir sortir mon épingle du jeu. Dans votre jeune carrière, quel est votre meilleur souvenir? Championnat d’Allemagne, en 2011, R6-Dunlop Cup (ndlr: coupe avec la même moto pour tous les coureurs). Dès la 1re course, sur le podium. La finale était vraiment cool, pole position plus victoire, j’aimerais bien vivre cela en Moto2! Quels sont vos objectifs à court et à long terme? Mon objectif à court terme est la préparation pour la saison 2016. L’année passée, tout de suite après la dernière course, je me suis fait opérer à l’épaule et j’ai passé tout l’hiver en convalescence. Mon objectif à long terme est principalement d’engendrer des points en Grand Prix, surtout en 2016. Je veux prouver que j’y mérite ma place. Quelles sont vos relations avec la santé? Tous les détails sont importants, car cela se joue à des centièmes de secondes: la préparation physique (je me suis déboîté 30 x l’épaule!), mais aussi une bonne hygiène de vie, notamment alimentaire. J’ai également intégré le soutien d’un coach mental. Bonus: dans votre jeunesse, quels étaient les pilotes que vous admiriez? J’ai beaucoup aimé comme pilote Valentino Rossi. Marc Márquez a tout chamboulé, il est arrivé et a gagné 2 titres de champion du monde. Propos recueillis en novembre 2015 par Stéphane Z. Ducret, www.vitamag.ch

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La force sereine

La force sereine

Marco Bührer Né en 1979 à Dielsdorf (ZH), il est gardien, a remporté 3 titres de champion suisse et a été aligné à 81 reprises en équipe nationale. Alors que la saison de hockey bat son plein, le rendez-vous est pris à la PostFinance-Arena avec une icône du CP Berne: Marco Bührer. Vous avez évolué dans plusieurs clubs, essentiellement au CP Berne, ainsi qu’en équipe nationale, quels sont vos meilleurs souvenirs? Les trois titres de champion suisse en 2004, 2011 et 2013 avec le CP Berne, ainsi que, pendant la saison 2012/13, les 269 minutes jouées sans encaisser de but. Ma première sélection en équipe suisse, lors des championnats du monde en Finlande, avec une victoire contre les USA, était également un super moment de ma vie de gardien. Aviez-vous un modèle quand vous étiez très jeune? Le gardien Reto Pavoni, qui jouait à Kloten à l'époque, était un grand portier de son temps. Renato Tosio m'impressionnait, bien sûr, sur la glace, mais aussi dans ce qui gravitait autour de lui: sa présence dans les médias, le contact avec les fans et les sponsors, etc. Quels sont les principaux changements que vous avez constatés en presque 20 ans de carrière? Les infrastructures se sont professionnalisées, les clubs sont devenus des entreprises… À titre d'exemple, il y a davantage de séances de dédicaces et de rendez-vous avec les sponsors. Quelle est votre vie en dehors du hockey sur glace? Depuis 11 ans, je travaille à 20% pour la fiduciaire Rom Treuhand AG. J'ai également une famille avec deux enfants, à laquelle je consacre beaucoup de temps. Que se passe-t-il actuellement dans la tête du sportif d’élite Marco Bührer? Après une opération délicate du pied, j’ai porté relativement longtemps une chaussure orthopédique et dû faire un trait sur la saison 2015/16. Cela me laisse du temps pour réfléchir. Depuis 18 ans, soit depuis la fin de mon apprentissage de maçon, je suis hockeyeur professionnel. J'ai envie de relever d'autres défis. Je pense rester ici à Berne, j'apprécie cette ville et je connais beaucoup de monde ici. Quels sont vos rapports avec la santé? Je m'investis beaucoup pour être au top physiquement. Pour le travail dans le but, je collabore avec Reto Schürch. Sur le plan mental, j'ai le soutien d'un psychologue du sport depuis plusieurs années, je pense que c'est un aspect essentiel pour un gardien. Question bonus: la passion que vous aviez à 19 ans pour le hockey vous porte-t-elle toujours autant? Ma passion et ma fascination pour ce sport sont intactes. La vie d'équipe est fantastique et tout sportif professionnel doit être avide de victoires et de réussite jusqu’à la fin de sa carrière. Propos recueillis en décembre 2015 par Stéphane Z. Ducret, www.vitamag.ch P.S. Marco Bührer a annoncé mettre un terme à sa carrière en janvier 2016 Photo: Pascal Corbat, www.pascalcorbat.com, Adrien Perritaz/Hockey Hebdo

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Nous n’avons pas oublié

Depuis de nombreuses années, vitamag® offre à ses lecteurs des interviews de personnalités sportives. Vous pouvez consulter les interviews ci-dessous: Stéphane Chapuisat football106 buts en Bundesliga! Slava Bykov Hockey sur glaceLe plus suisse des hockeyeurs russes... et vice versa! Urs Lehmann skiQuand le ski mène... à l'homéopathie Viktor Röthlin athlétisme4'523 kilomètres par an! Peter Sagan véloUn cycliste pas comme les autres!   Les autres interviews exclusives -> taper «interview» dans la barre de recherche  

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Vivre simplement pour que simplement d'autres puissent vivre. Mahatma Gandhi Je ne connais qu'une liberté et c'est la liberté de l'esprit. Antoine de Saint-Exupéry N'allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n'y a pas de chemin et laissez une trace. Ralph Waldo Emerson Un jour sans rire est un jour perdu. Charlie Chaplin Être heureux, ce n'est pas avoir ce que l'on désire, mais désirer ce que l'on a. Oscar Wilde   La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même. Franklin Delano Roosevelt Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. Lao-Tseu Apprends d'hier, vis pour aujourd'hui, espère en demain. Albert Einstein Je veux vivre, et non pas être témoin de ma vie. Jacqueline Kennedy-Onassis À la fin, nous nous souviendrons non pas de mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis. Martin Luther King

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