Article n° 4724 | Edition n° 95 | 2017

Indispensable et fragile vitamine C

Contrairement à la plupart des animaux, l’être humain ne peut synthétiser sa propre vitamine C. Un apportnjournalier nous est donc indispensable pour éviter l’apparition de carences. Malheureusement, cette vitamine est très sensible et l’on a parfois bien du mal à en obtenir en suffisance.

 

Un déficit sévère en vitamine C se nomme «scorbut». Heureusement, il reste exceptionnel dans nos contrées. Toutefois, les hypovitaminoses légères sont fréquentes et peuvent se manifester par de la fatigue, une sensibilité accrue aux infections, des troubles de cicatrisation ou des saignements gingivaux.

Certes, cette vitamine se retrouve dans les fruits et les légumes. Mais hélas, elle se dégrade très vite au contact de l’air ou de l’exposition à la chaleur (cuisson). Hydrosoluble, elle se dilue en grande partie dans l’eau de cuisson (jusqu’à 75% de perte). De plus, avec les repas de midi sur le pouce, il est souvent difficile de consommer ses 5 portions de fruits et légumes par jour!

 

 

Attention aux carences pour les groupes à risques

En outre, certaines catégories de personnes ont des besoins accrus. Ainsi, les fumeurs, les grands sportifs, les personnes âgées, les femmes enceintes ou allaitantes doivent particulièrement surveiller leur apport. Cela est également le cas, lors de la prise de certains médicaments, tels que les contraceptifs oraux, les corticoïdes, l’acide salicylique et certains antibiotiques.

Que ce soit en raison d’un apport alimentaire insuffisant ou d’une situation dans un groupe à risques, une supplémentation en vitamine C est alors recommandée. En pharmacie et droguerie, elle est disponible soit sous forme naturelle ou de synthèse. Si la forme naturelle est privilégiée, elle est souvent peu dosée et relativement coûteuse. Une bonne alternative est d’opter pour un produit mixte combinant une vitamine de synthèse et une autre naturelle.


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Isabelle Hulmann Didier Bettens

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