Article n° 3956 | Edition n° 88 | 2014

La force des plantes contre la bronchite

Caractéristique de la saison froide, la bronchite, ou inflammation des bronches, est en général due à des virus. Que faire pour l’atténuer et, si possible, en accélérer la guérison?

Réflexe essentiel de l’organisme, la toux assure l’évacuation des glaires produites par la muqueuse bronchique dans un contexte d’inflammation; la supprimer ne serait donc pas judicieux. Le recours aux antibiotiques n’est pas non plus indiqué, puisque la bronchite est très souvent provoquée par des virus et non par des bactéries. Seule conséquence regrettable de l’utilisation abusive de ces substances: les résistances bactériennes augmentent! Par contre, boire beaucoup, de préférence des liquides chauds, peut faciliter le mûrissement de la toux et l’expectoration des glaires.

Des plantes d’ici et d’ailleurs

Contre la bronchite, des plantes «exotiques» sont venues s’ajouter aux plantes indigènes traditionnellement utilisées. Nous pouvons aujourd’hui profiter des bienfaits de l’échinacée pourpre (en prévention), une plante qui nous vient des Indiens d’Amérique, ou du pélargonium du Cap, une plante originaire d’Afrique du Sud, également nommée Umckaloabo. Dans la langue zoulou, le nom de cette plante signifie toux sévère – tout un programme! La recherche scientifique menée sur cette plante a révélé son effet inhibiteur sur l’adhésion des bactéries et son action positive sur les fonctions immunitaires qui neutralisent les virus. L’Umckaloabo inhibe aussi la multiplication des bactéries et contribue à l’élimination du mucus qui encombre les bronches.


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Isabelle Hulmann

Articles similaires

  • Article No | Edition no 92 2015
    Peut-on apprivoiser le stress avec une plante médicinale?

    On considère le stress comme un mal majeur de notre époque, bien qu’il soit prouvé qu’il existe depuis l’aube des temps et dans toute forme de vie. L’homme préhistorique, qui, face à un danger imminent, devait immédiatement choisir entre s’enfuir ou se défendre, était assurément stressé! Emprunté à l’anglais, le stress signifie «pression, contrainte»; il désigne la réponse physique et psychique d’un individu essayant de s’adapter à une sollicitation externe ou interne. On ne le répétera jamais assez: une certaine dose de stress est nécessaire à la vie. Ce stress positif nous donne l’élan nous permettant de progresser. En revanche, un stress chronique amoindrit progressivement nos capacités d’adaptation, qui finissent par s’épuiser. Ainsi, nous tombons malades, physiquement ou psychiquement. Comment éviter d’en arriver là? Selon Romain Ducret, coach et formateur professionnel, pour maîtriser le stress, rien ne vaut la pensée positive. «Entraînons-nous à porter notre attention sur les côtés positifs de chaque situation et à profiter des petits plaisirs de la vie quotidienne. La joie nous dynamise et nous détend à la fois!» Et si la solution nous venait de la phytothérapie? Il y des plantes médicinales qui ont traversé les millénaires sans prendre une ride. C’est le cas de l’orpin rose (Rhodiola rosea), qui, de nos jours, fait l’objet d’un regain d’intérêt. Dans l’Antiquité, les Grecs , puis, au haut Moyen Age, les Vikings, attribuaient des vertus fortifiantes à cette plante, qui doit son nom au parfum de rose dégagé par sa racine. Dans un passé récent, les médecins russes l’ont prescrite aux cosmonautes et aux athlètes pour repousser le seuil du stress et de la fatigue. Classé, à juste titre, parmi les plantes «adaptogènes», l’orpin rose permet à l’organisme de faire face aux sollicitations auxquelles il est confronté. Loin d’être un produit dopant, il augmente les performances sans exciter, et il détend sans provoquer de la fatigue. Quel que soit le type de stress auquel il est soumis, l’orpin rose soulage les symptômes physiques et psychiques liés à ce phénomène (fatigue, épuisement, tensions nerveuses, irritabilité, etc.). Cette plante est disponible en comprimés dans les pharmacies et drogueries. * Source: Université de Berne

  • Article No | Edition no 92 2015
    En toute saison, la fatigue n’est pas une fatalité!

    Dès début mars, les journées progressivement plus longues et des températures plus douces nous font ressentir un avant-goût de printemps. Mais attention: l’hiver n’a probablement pas dit son dernier mot. En mars et même en avril, prendre soin de son système immunitaire est toujours d’actualité. Une dernière épidémie de grippe n’est pas exclue, et des méchants rhinovirus guettent encore les sujets affaiblis. En outre, les changements saisonniers, qui font pourtant le charme de notre climat, mettent notre organisme à rude épreuve. A peine sorti de l’hiver, notre corps, encore fragilisé par l’ensoleillement insuffisant, les températures rigoureuses et le moral en berne, doit déjà faire face aux désagréments printaniers, la fatigue notamment. La fatigue peut survenir à tout moment Alimentation déséquilibrée, mauvaise hygiène de vie (sédentarité, sommeil insuffisant, fumée, etc.), stress: en toute saison, un état de fatigue peut nous affaiblir physiquement et nous saper le moral. Même la pollution, responsable de surcharges chroniques en métaux toxiques, et la prise à long terme de médicaments sont des causes possibles de fatigue et fatigabilité, voire d’épuisement. Comment réagir? Si la vitamine C mérite amplement sa réputation de vitamine antifatigue, d’autres nutriments ne sont pas en reste: les vitamines B notamment, ainsi que, dans une moindre mesure, la D et la E. Le calcium et le magnésium, quant à eux, balaient la fatigue nerveuse, alors que le fer, le cuivre et le molybdène jugulent l’asthénie liée à un faible taux de globules rouges et de ferritine. La plupart des acides aminés et la coenzyme Q10 sont aussi hautement énergétiques. La phytothérapie propose également une palette d’outils antifatigue: au premier rang, citons le ginseng, connu et apprécié depuis des millénaires. Un organisme dont les besoins nutritionnels sont couverts est sain, fort et performant. Une préparation à base de vitamines et minéraux, idéalement enrichie en acides aminés et ginseng, met à l’abri des redoutables carences nutritionnelles, source de fatigue et de problèmes divers.

  • Article No | Edition no 92 2015
    Antibiotiques: pas toujours nécessaires pour traiter une cystite aiguë

    L’apparition soudaine d’une fréquente envie d’uriner, de brûlures et douleurs intenses en urinant, accompagnées de crampes dans le basventre, indiquent la présence d’une cystite aiguë. Pour la soigner, il existe désormais des traitements naturels, efficaces et rapides. Un trouble majoritairement féminin Les hommes sont nettement moins concernés par la cystite que les femmes. La cystite est favorisée par l’anatomie féminine avec son urètre très court et par le fait que l’anus, le vagin et l’urètre soient si rapprochés. Dès lors, les bactéries fécales migrent facilement vers l’urètre où ils colonisent les muqueuses,provoquant une infection. Sans oublier les différents facteurs aggravants potentiels: refroidissement de la vessie par temps froid et humide, rapports sexuels fréquents, changements hormonaux à la ménopause, contraception à l’aide d’un diaphragme ou d’un stérilet. Pour prévenir les cystites, il convient de beaucoup boire, d’uriner fréquemment, notamment dans les 15 minutes après un rapport sexuel, de s’essuyer d’avant en arrière, d’éviter tout refroidissement de la vessie et de privilégier les préservatifs comme moyen de contraception. Les plantes, une excellente alternative pour soigner une cystite La cystite aiguë étant généralement d’origine bactérienne, les antibiotiques sont le remède de premier choix. Toutefois, leur utilisation fréquente peut entraîner une résistance aux antibiotiques, qui diminuerait l’efficacité de ces derniers. En phytothérapie, il existe désormais d’excellents traitements qui ont fait leurs preuves, notamment l’extrait des feuilles de busserole, antibactérien et antiinflammatoire. Les substances actives de la busserole agissent sur les bactéries à l’endroit même où sévit l’infection: les muqueuses de la vessie. Leur action efficace et rapide atténue les symptômes gênants (brûlures, douleurs, etc.) et favorise la guérison.

Point de vue
schwabe_88
Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite. © 2010 Communis | Healthcare Media Concept