Article n° 4715 | Edition n° 95 | 2017

Troubles de la sphère intime? Osez en parler!

30 à 50% des femmes font une rechute 1 à 6 mois après l’arrêt de l’antibiothérapie.

Incontinence, sécheresse vaginale, démangeaisons… La plupart des femmes se gênent de parler de ce type de problèmes, parfois même dans leur entourage. Pourtant, elles peuvent recevoir une aide aussi précieuse que discrète dans leur officine de confiance.

 

La vaginose ou vaginose bactérienne fait partie des sujets tabous. Cette pathologie gynécologique est un déséquilibre de la flore du vagin, caractérisé par une diminution des lactobacilles à l’effet protecteur et la multiplication des germes anaérobies, tels que la Gardnerella vaginalis. Bien qu’elle privilégie les femmes actives sexuellement, la vaginose n’est pas une infection sexuellement transmissible.
Un tiers des femmes en souffrent au moins une fois dans leur vie; chez la moitié d’entre elles, la pathologie est asymptomatique. En revanche, lorsqu’ils sont présents, les symptômes entravent lourdement la qualité de vie. Il s’agit de pertes à l’odeur
nauséabonde, accompagnées de démangeaisons et rougeurs.

 

Un trouble à haut risque pour la femme enceinte

Asymptomatique ou pas, la vaginose peut entraîner des complications, notamment une augmentation du risque de contracter d’autres maladies de la sphère génitale. Les séquelles possibles sont potentiellement graves durant la grossesse: un risque accru de fausse couche, ainsi qu’une infection du liquide amniotique, provoquant des problèmes pulmonaires et neurologiques à la naissance.
Bien qu’on ne connaisse pas exactement la cause de la vaginose, on a identifié de nombreux facteurs prédisposant: certains médicaments (contraceptifs oraux, antibiotiques), les changements hormonaux (grossesse, ménopause), les rapports sexuels, les quelques jours qui précèdent ou suivent la menstruation, le diabète, le stress, etc.
Le traitement de la vaginose fait appel à des antibiotiques oraux ou topiques. Malheureusement, cette pathologie présente une fâcheuse tendance à la récidive: 30 à 50% des femmes font une rechute 1 à 6 mois après l’arrêt de l’antibiothérapie.
Font partie des groupes à risque les femmes sujettes à la vaginose ou aux mycoses vaginales, ayant été traitées aux antibiotiques, enceintes ou ménopausées, ainsi que celles pratiquant la contraception orale.
Nouveau sur le marché, disponible en pharmacie ou droguerie sous la forme pratique de comprimés à ingérer, un produit contenant quatre souches différentes de lactobacilles exerce une action bienfaisante sur la flore vaginale. Une réelle innovation, correspondant à un besoin.


Toute reproduction partielle ou intégrale faite sans autorisation de la part de l’éditeur est interdite et illégale. Tout procédé de reproduction et d’adaptation est illicite.
Isabelle Hulmann Rita Ducret-Costa

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